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v  Etymologie

MARCILLY découle de Gentilice Romain MARCELLIUS

HAYER ou « LOU HAIE » signifie « réunion de buissons épars »

Le nom de Marcilly-le-Hayer est donc la combinaison de ces deux mots et apparait au XVIIIème siècle (d’après le « Pouillé » du diocèse).

Le canton de Marcilly-le-Hayer est riche en histoire. En effet, de nombreux vestiges témoignent de la présence de l’homme dès l’époque néolitique et sur plusieurs millénaires.

  1. L’époque néolithique

Des mégalithes, qui constituent les premières formes d’architecture des pierres connues dans le monde, sont recensés sur notre territoire.

Dans l’Aube, le mégalithisme se situe au Néolithique final, autrement dit de – 2500 à -2000 avant Jésus-Christ.

Cette époque est principalement la première richesse archéologique de notre commune et des alentours en raison de la présence de dolmens, menhirs, polissoirs ou de grandes pierres (voir onglet dédié à ce sujet).

  1. Le pays des Tricasses

Les tricasses était le nom donné au peuple gaulois établi le long de la Seine dans la majeure partie du département de l’Aube. Ils donnèrent leur nom à Troyes.

Selon l’historien Lapérouse, l’ORVIN (rivière traversant Marcilly) était la délimitation des territoires occupés par les Tricasses (Troyes) et les Sénons (Sens).

Un journal de 1879 fait état de la découverte d’un cimetière gallo-romain lors de la construction du chemin de Marcilly à Bourdenay, à 100  mètres de l’Orvin à la limite du Mothois. Ce qui démontre une activité dans la région à cette époque.

  1. Du moyen-âge à l’époque contemporaine

D’après certains historiens, la bataille des champs catalauniques en 451, qui voit la défaite d’ATTILA, chef des Huns, s’est déroulée sur le canton de Marcilly-le-Hayer, à Dierrey-Saint-Julien.

Malgré cette victoire, l’empire Romain s’écroule définitivement en 486 et marque l’ouverture d’une nouvelle époque.

Aux XIV et XVème siècle, pendant la guerre de 100 ans, le canton est régulièrement occupé par les anglais et les bourguignons.  Ainsi, à Marcilly-le-Hayer, un souterrain ou labyrinthe, découvert en 1912, fut construit et servit de refuge aux habitants. Malheureusement, ce souterrain est actuellement comblé.

Sous l’empire, les batailles deviennent incessantes. La campagne de Russie de 1812 est menée par Napoléon 1er. La Grande Armée, forte de 450 000 hommes, entreprend de conquérir la Russie de l’empereur Alexandre 1er.

Cependant en 1813, les armées impériales doivent battre en retraite. En Janvier 1814, l’armée Russe et ses alliés (Allemagne et Autriche) occupent Troyes et ses environs. Napoléon est installé à Nogent-sur-Seine dans l’attente de renforts. Le 7 février 1814, les allemands occupent Palis.

Ainsi, face à ce désastre militaire, le 21 février, Napoléon entend livrer bataille et ordonne à la cavalerie d’occuper Marcilly-le-Hayer. Cependant, la bataille n’aura pas lieu car les troupes ennemies sont continuellement en mouvement.

En 1815, la guerre de Waterloo marque la fin du règne de Napoléon.

Après Waterloo, du 20 juillet au 1er août 1815, les troupes cosaques occupent la région et particulièrement Pâlis et Planty.

Durant la guerre de 1870-1871, des combats font rages à Nogent-sur-Seine. Les troupes régulières battent en retrait et la région et ses habitants doivent contribuer à la subsistance de l’ennemi. Le traité de Francfort du 10 mai 1871 met fin à cette obligation.

En 1914, Marcilly-le-Hayer est située dans la zone armée. Les soldats y séjournent avant de livrer bataille. Des formations sont dispensées aux jeunes appelés. Le front semble loin, mais lors de la grande bataille de Verdun, en 1916, les tirs intensifs sont perçus par les habitants la nuit. A cette époque, de nombreux réfugiés s’installent à Marcilly-le-Hayer le temps des hostilités.

Durant la seconde guerre mondiale, des combats ont lieu à Marcilly en juin 1940 aux carrefours des routes de Villadin, Planty, de la Croix de la Chèvre et Place de l’Espérance. Plus de 12 soldats français sont tués, les autres sont faits prisonniers.

L’occupation commence. Pour faire face, des maquis se forment alors dans divers endroits du canton dont à Rigny-la-Nonneuse, à Pâlis et à Clairlieu.

Le 27 août 1944, Marcilly-le-Hayer est libéré. Un camp provisoire américain s’installe dans les bois, route de Villadin.

Les informations de cette rubrique sont principalement extraites d’une part d’un livre intitulé « Marcilly-le-Hayer » rédigé par l’Association Mémoire du Passé de Marcilly-le-Hayer et d’autre part, du livre « Mémoire en Images Le Canton de Marcilly-le-Hayer », par Simone SUBIRA-PUIG, éditions Alan Sutton.

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